La photo et l'image, un outil pour voir (?) montrer le monde ou une petite partie choisie a travers la lucarne de l'appareil, a travers la focale de notre vision. des photos pour montrer, je l'espère un bout de beauté du monde.
Ces photos ne sont que des instants volés au temps et au lieu ou elles ont été réalisées. le photographe comme le peintre observent a leur manière des beautés cachées sous nos yeux et les révèlent par leur chimie, l'alchimie des couleurs et des lignes, avec la profondeur des évocations.
pour ceux et celles qui liraient ce blog et ne le sauraient pas encore (vous ne devez pas etre nombreux), je suis rentré en france il y a une petite semaine... un petit tour dans la famille, sympas, et retour au village. pause.
peut être, si j'en ai l'envie, le temps, l'occas, la motiv, vous raconterais-je ce qu'il s'est passé entre un petit voyage a Bamyan et un retour au bercaille. peut être...
peut être aussi continurais je a tenir ce blog (presque) a jour pour raconter la suite des aventures ou les reflexions metaphysiques sur l'état du monde... mais je ne promet rien et de toute façon, ce sera aussi regulier que jusqu'a présent... c'est peu dire...
bamyan, c'est bien plus qu'un ville, c'est le coeur (géorgaphique) de l'afghanistan, que de la montagne. c'est même pas une ville d'ailleur. au plus un gros village étalé dans une vallé verte bordée de montagnes plutot désertiques. Autrefois bouddah(s) veillait sur cette plaine. et les hommes habitaient a leurs pieds, directement au coeur de la pierre. des troglodites exploitant pour une vie simple cet écrin de verdure. Hazar veut dire Mille. le Hazarajat est le pays des milles. les milles soldat que Genghis Khan aurait laissé derrière lui et qui donnèrent des yeux bridés et une pilosité limité a ces Chiites afghans. des faces de Mongoles, une foi en l'Islam qui semble être bien a eux, teintée d'ancien temps, de femmes sans bourkah mais aux long voiles colorés qui animent le vert et la poussière. le Hazarajat est grand, il est ingrat au possible. on y cuit l'été, on y meurt de froid pendant les 4 a 5 mois d'hiver. peu de choses y poussent: de la pomme de terres, plein, des oignons, un peu de blé, quelques fruits, des chèvres, et des cailloux, plein aussi. ce ne sont que des villages encaissés en fond de vallés ou sur de hauts plateaux, et des routes qui serpentent dans une steppe seche et vallonée (c'est le moins qu'on puisse dire). cailloux, cailloux, roches, poussières, herbes rases et troupeaux de loin en loin, et puis les étendues immenses, quelques nomades, des maisons de boue et terre. une misère aux yeux du monde civilisé, l'immensité de l'infini pour ceux pour qui le temps tourne en rond depuis des siècles.
sur la route, encore a l'entrée du Hazarajat, encor 2 ou 3 bonnes heures de pistes avant d'arriver a Bamyan City
vue depuis la citée rouge a 30 minutes de bamyan, une histoire passionnante que malheureusement je serait incapable de vous raconter... quand vous verrez l'ensemble des photos, on se réinventera l'histoire du lieu... de quoi écrir quelques contes pour enfants...
idem, d'un peu plus bas, 90° a droite, en direction de bamyan. un (grand) Nicolas en prime. ancien d'SSF, nouveau chez Afrane
la vallée du dragon. un nom qui vient d'un Légende. Super Ali (le même qui est entéré a Nadjaf (irak) et a Mazar (Afghanistan) aurait tué un dragon local qui fouttait le bordel, et ce dernier s'est pétrifié dans la montagne... un accident géologique où au sommet d'une épine de calcaire jaillissent quelques sources... là on voit pas le détail puisque la photos illustre le hazarajat en général. c'est un peu le Far East...
au fond des vallées vivent des hommes
quelques femmes aussi
au pied des bouddah, la vie continue...
ce que bouddah voit, la 'ville' de bamyan (un bout tout au moins)
et puis, a 3h et des poussières de piste de là, Band-e-Amir...
1er parc National d'Afgnainstan
et puis on peut descendre au fond, se bainger, c'est froid mais c'est beau; et puis vu la chaleur qu'il fait depuis là où l'on est pour admirer cela, l'idée qu'on va faire trempette fait du bien...
bon, j'arreterai là pour les photos en ligne. pour info, sachez que Bamyan a son aéroport, et qu'il est donc possible pour vous touristes émerveillés par la beauté du monde de faire un Paris-Dubai-Kaboul-Bamyan-kaboul dubai Paname again pour de belles vacances. le Hazarajat est peacefull, les hazarat sympas, il y a de quoi se loger (pas donné quand même si on ne connait pas les bon plans), de qui se promener, la vie n'y est pas excessive, et c'est vraiment, mais si, vraiment magnifique. renseignez vous, je crois que le visa touristique existe toujours (sur lettre d'invitation quand même je crois)
et je le repète: l'afghanistan n'est pas un pays en guerre.
Pachtouland n'est pas Hazara land, ni même Kaboul City (c'est pas toujours la fète non plus mais il est loin de pleuvoir des roquettes!) éteignez la TV et faites le tour des blogs.
en ce nouveau printemp, la vie remonte dans les troncs,
les fleures s'épanouissent, jaillissent de ça de là
après l'hiver reviens la beauté et ses parfums.
c'est aussi ce moment là que certaines fleures dont une qui m'était chère choisissent pour s'évanouir après avoir lutté pour ne pas se laisser trop flétrir par le temps et les vents
90 printemps a s'émerveiller en toute simplicité de la vie qui va qui viens, de toute ces vies qui s'epanouir sous son regard bienveillant. 90 printemps c'est pas rien, c'est un instant qui dura un temps, qui dura une vie et des millier de sourires
que la paix t'accompagne belle fleur toujours fraiche et radieuse, toi qui nous a vu grandir, nous te voyons partir, nous te pleurons bien sûr, mais au fond, c'est un éternel et doux sourire que tu laisse au fond de nos coeurs.
ce WE, on a eu droit a un jour férié, la journée de moudjadin. on en a mieux profité que Karzaï. on a eut donc 3 jours pour quitter Kaboul. 1 jour aller, 1 jour retour et un jour sur place. un trip a Mazar e Sharif, a 7h au nord (mais 9h30 avec 'la fleche', notre chauffeur)
nous nos levions donc aux aurores plus ou moins frais. le NOUS, c'était Yamina ma collègue, Charlotte et Benoit de MADERA et franck d'EMDH. après avoir boulégué benoit pour qu'il émerge, a 7h nous partions, en route pour le nord...
et quelle route !! wouahou, que de beautées dans ce pays, que d'immensités.
nous fimes une trop courte pause sur un sit magnific dans la ville d'aybak, province de Samangan
c'est une colline taillée sur le dessus, un temple ancien quand même, zoroastrien dit on, bouddistes disent d'autres (je penche pour le premier).
ici la collineplus petite au pied de celle d'où précedement je prenais une photo. ici c'est un bazar qui était aménagé fut un temps; ça me donne envie de filmer la suite de Star war
et puis enfin, après 100Km de ligne droite (a 50Km/h...'il y avait du vent'... ha?) dans le desert, nous arrivons a Mazar. le lendemain, faute a la sécu, nous n'irons pas a Balhk, un truc aussi superancien et mégaclasse... a ce qu'il parait... sinon, mazar, c'est son shit pour les baba, et sa mosquée qui laisse baba
en fait de mosquée, c'est un mausolée
petit détail de l'entrée que l'on n'a pu franchir faute de ne pas être de bon musulmans (même mauvais mais simplement musulman on aurait pu, c'est pas juste !!!)
faute de retraite mystique dans le batiment ou d'excursions a Balkh, on est allé faire un peu de tourisme dans les bazar, .... de bien piètre bazars au nivau de l'architecture, putain de guerre! mais bien achalandés. et puis surtout quelle joie de pouvoir marcher, déambuler, se promener... Yamina en tenu de camouflage (ou presque !!) devant une boutique comme il y en a 10 dans la même rue (10... pffffffff, bien plus !!!)
et rien d'autre qu'un petit détail de rue...
voilà, j'avais pris l'appareil de SSF, un peu merdique au niveau optique mais qui a un avantage notoire qui est d'avoir une très courte autonmie en piles, alors du coup je suis vite arreté dans mon élan. (éh, mais les copains aussi ils avaient des appareils, vous inquiétez pas, je me suis chargé de remplir un peu leur carte mémoire...)
bon, et depuis (mais avant aussi), je suis devenu feignant... alors je ne vous en dirait pas plus pour le moment... un jour peut être...
ps: karzaï va bien, et ça ne chauffe pas plus que ça a Kaboul.
ps2: c'est vachement plus joyeux avec des photos en fait !!!
Ici comme ailleurs, c’est la crise, on l’apprend a l’instant, c’est la [mauvaise] nouvelle du jour, le prix du pain vient de doubler, passant de 10 a 20 afghani… il été déjà monté puis redescendu, mais là ça fait franchement cher !!
Encore une fois c’est la faute du grand voisin pakistanais ;en effet, il n’y a plus de farine qui arrive de là bas, elle est bloqué a la frontière ou interdite a l’exportation, j’en sais rien, mais c’est la merdouille car c’est un peu le seul fournisseur. Alors, j’imagine que la bas aussi ils ont du mal a nourrir tout le monde (ils ont qu’a être moins aussi !!) mais vu d’ici, et surtout quand on n’est que peu au courrant de la conjoncture mondiale, ça la fout mauvaise. Car depuis toujours le pakistan emmerde l’afghan !! va falloir que les tarifs rebaissent sinon, les militaires envoyé vont plus servir a contenir les émeutes qu’a traquer le taliban.
Sinon, tout irait presque bien, il fait beau, le printemps est parsemé de quelques pluies bienvenues, les cours reprennent, et tout et tout
Qu’ajouter a cela…
C’est la merdouille partout, j’espère que pour vous ça va encore, mais mefiez vous, le plus dur c’est pas la chute…
le prix du pain se revelera dans les jours ou les mois a venir être très cher, car nous payons aujourd'hui l'aveuleument d'hier, l'aveuglement qui persiste encore trop. a jouer chacun pour soi, quand on est trop c'est chacun contre les autres. le prix du pain n'est qu'un indicateur parmis tant d'autres d'évènement que l'on connait déja pour les avoir vu aux info. on le sait tout ça, on le sait. oui, on le sait, mais on ne comprend toujours pas. va falloir être fort a l'avenir pour supporter les conséquence de ce que la responsable du PAM [programme alimentaire mondiale] qualifit de 'tsunami silencieux'. nombreux sont les pays qui vont basculer dans le chaos car les ventres sont vide. 'oui, mais ça sert a rien de se repeter cela, qu'a se faire du mal, on le sait, on le sait, mais on prefererait l'ignorer'... je ne sais pas trop ce que l'on peu faire, mais je me dis qu'on ne peux pas rester a rien faire. certains prient, c'est déja ça, d'autres se lancent dans la bataille, et d'autres restent assis devant la télé a déplorer cet état de fait... si on ne fait rien, au moins n'oublions pas d'y penser, car nul ne sait d'où sortirons les idées et les énergies permettant de retrouner ou au moins amortir la situation...
il ne nous reste plus qu'a croir et esperer qu'en l'homme il y a du bon, il y a du caché qui va se reveler afin qu'on arrete l'égoooisme autruché... plus on est plus ça l'fait !!